Islande : découverte du Sud du pays #1

Il va en falloir des lignes pour vous raconter ce périple et vous donner toutes les clefs afin de vivre un voyage serein, pas (trop) cher, et ne pas se perdre parmi les merveilles islandaises. Cet article sera le premier d’une trilogie (le second sera sur le Nord du pays, le dernier sur la capitale, Reykjavik). Il va vous détailler notre arrivée, ce qu’il faut savoir, les bons plans et le démarrage du Road Trip de 2 semaines, à savoir la découverte du Sud du pays, en remontant par l’Est.

 

INFOS PRATIQUES EN VRAC

Nous sommes partis du 29 avril au 12 mai, en dehors des vacances scolaires, en hors saison, car l’été se concentre sur Juin, Juillet, Août en Islande. Mai est encore l’hiver, donc certaines routes, restaurants et lieux à voir ne sont pas encore ouverts.

Au mois de mai, c’est le début de la nidation des macareux (nous n’avons pas réussi à en voir), c’est la fin des aurores boréales, le début des longues journées (il fait juste sombre entre 00h et 3h du matin) et des températures “douces” (entre 0°C et 18°C). Il fait donc bon vivre, nous pouvons vadrouiller jusque tard, sans courir après le temps et la luminosité.

Pour le transport, nous avons voyagé depuis Paris-Charles de Gaulle avec Iceland Air (seule compagnie existante après le crash de Wow Air). Environ 350€ par personne (bagages en soute compris) en réservant 3 mois avant. Vous pourrez très difficilement espérer moins de 300€ aller-retour même en hors saison, surtout depuis qu’Iceland Air n’a plus de concurrence. 3h30 de vol, 2h de décalage horaire (en moins). L’aéroport international se trouve à Keflavik, à 40km de la capitale environ. Pour rejoindre Reykjavik, il y a la ligne de bus 55 puis la 1, ou bien la navette aéroport. Nous avions décidé de visiter la capitale à la fin du séjour, et donc de prendre la voiture directement et commencer notre périple.

Pour la voiture, nous sommes passés par Blue Car Rental, présent à l’aéroport et dans le centre de Reykjavik. Nous avons pu prendre et rendre la voiture aux deux endroits différents sans surplus à la réservation. Aucune mauvaise surprise, très bonne expérience avec ce loueur de voitures ! Nous avions choisi une Kia Ceed (essence). Pas de regret de ne pas avoir choisi un 4×4 comme souvent préconisé… car si votre circuit ne quitte pas la Route 1, et si vous empruntez des routes secondaires asphaltées, vous pouvez très bien louer une voiture conventionnelle. Les routes à graviers peuvent abîmer la carrosserie si vous roulez trop vite, alors roulez au pas et faites-vous dépasser si besoin (nous étions à 30 au lieu de 80km/h, mieux vaut prévenir). Sans 4×4, les routes “F”, la route 35 et 550 vous sont interdites. La voiture nous est revenue à 720€ pour onze jours de location, essence non comprise, sans l’assurance sans franchise. Nous avons du faire un plein tous les 2-3 jours (l’essence est une grosse part du budget). Vous avez la possibilité de louer un van et dormir dedans, mais après un rapide calcul, ce n’est pas beaucoup plus économique.

Comme nous avions une carte gold, nous n’avons pas pris l’assurance totale sans franchise (car certaines cartes bancaires peuvent vous rembourser à posteriori la franchise, renseignez-vous). De toute façon, même en prenant l’assurance la plus chère, tout ce qui peut vous arriver sur les routes interdites, les impacts importants de graviers, les dommages sous la voiture, les dommages/pannes dans l’eau, ne sont pas pris en compte, donc bon.

Concernant le budget, l’Islande est l’un des pays les plus chers au monde. Le revenu moyen étant de 3000€ en moyenne, tous les prix s’alignent en fonction, ce qui fait que le pouvoir d’achat n’est pas très élevé. La plupart des agriculteurs font chambres d’hôtes pour accueillir les touristes et joindre les deux bouts. La monnaie est la couronne islandaise (ISK), pour 1€ = 136 ISK environ. Tout ce que vous payez est donc “élevé” à première vue, c’est un peu déroutant (le café à 400 ISK etc.). Le calcul mental a mis quelques jours à se mettre en place !

Pour vous donner une idée approximative du budget total par personne, sans avoir fait de folie, en ayant beaucoup profité des petits-déjeuners d’hôtel et pique-niques dans la voiture, nous en avons eu pour 2200€ par personne pour les deux semaines, tout compris, en hors-saison.

La langue est l’islandais, mais tous les islandais parlent anglais couramment depuis leur tendre enfance. L’anglais est appris dès le plus jeune âge pour permettre aux islandais d’échanger avec le reste du monde. L’islandais est une langue celtique, qui ressemble un peu à l’allemand, au celte, au néerlandais, avec un alphabet différent, c’est atypique et très drôle à écouter.

La gastronomie locale est quasi inexistante. Il y a quelques spécialités comme l’agneau, la soupe d’agneau, le pain de seigle, le pain de geysir, le yaourt national le “skyr”, le poisson séché, le hareng, les oeufs de poisson en tubes, la baleine, le requin, le renne. Mais, absence totale de légumes ! Le sol volcanique ne permet aucune culture (à peine 1% des terres est destiné aux végétaux). Il n’y a que quelques serres de bananes, tomates, concombres et des pommes Jonagold. Tout est importé, le rayon végétal dans les supermarchés est tout petit et les prix sont exorbitants : 5€ le paquet de salade, 4€ la barquette de tomates cerise… Les plats à base de légumes ou les salades sont deux fois plus chers que les burgers ou pizzas dans les restaurants. Difficile de faire les bons choix !

 

JOUR 1

Atterrir à 16h heure locale, récupérer la voiture et prendre la route directement. Nous dormons près de Laugarvatn, dans une “Guest House” à Brekkugerdi soit le principe de la maison d’hôtes en France. Sur le chemin, nous décidons de passer par le parc national de Thingvellir pour commencer à découvrir le pays. Il fait froid, il va falloir se couvrir pendant ce voyage, ce n’est pas un printemps comme les autres ! Le paysage est plutôt plat mais déjà lunaire. Ce pays va me plaire.

Sur la route, on comprend vite certains concepts : devoir rester les feux de croisement allumés en continu, même en plein jour, même lorsqu’il fait beau. Tout le temps, pour une question de sécurité. Les routes sont à 90km/h en grande partie, et finalement, on ne croise pas grand monde. Le concept de ville n’en est pas un : la capitale est plus petite que la ville de Nantes, alors tout village de plus de 2 maisons est considéré comme une petite ville, c’est mignon.

Dîner au Fontana, un buffet à volonté (disponible jusqu’à 22h), au sein d’un SPA, à Laugarvatn (3900 ISK soit 29€).

JOUR 2

Après un premier petit-déjeuner à l’islandaise (skyr, oeufs, hareng, banane, pomme, pain de mie, concombre, tomate), nous partons assez tôt en direction de Geysir et Gullfoss. Ce sont des lieux du “cercle d’or” très prisés des touristes qui ne viennent visiter que le sud-ouest du pays. Peu de touristes, tellement agréable ! A Geysir, lieu des geysers, on s’arrête une bonne heure pour pouvoir prendre en photo les jets d’eau bouillante, et patienter. Parfois, ils s’enchaînent, parfois il ne se passe rien pendant 15 minutes. Ensuite direction Gullfoss, pour une halte magique. Majestueuse cascade, si puissante qu’elle dégage des embruns à plusieurs centaines de mètres. Près de chaque lieu se trouvent des parkings, tout est bien indiqué et organisé. Déjeuner au restaurant de Gullfoss (salade + skyr + café à 2800 ISK soit 22€).

Nous sommes repartis en voiture direction la route 1 et la côte Sud de l’Islande. Nous nous sommes arrêtés à la chute de Seljalandsfoss, cascade derrière laquelle on peut aller. Magique aussi ! Être armés d’un bon k-way, capuche, chaussures de randonnée, protection pour l’appareil photo car nous recevons toutes les projections de la cascade. Mais une très belle expérience ! Parking payant à 700 ISK (soit 5€). Nous dormons dans une ferme à Eyjafjöll, Ysti Skali (route 246).